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Un feu rouge, le téléphone vibre dans son support. On tend la main pour effleurer l’écran, se disant que personne ne verra rien ... A partir de ce vendredi, ce simple geste suffira pour être verbalisé. Pas besoin d’écrire un SMS ou de scroller sur SnapChat, en Charente-Maritime, tenir son téléphone en main alors que la voiture roule, ou même à l’arrêt, moteur allumé, expose à une suspension immédiate du permis, pouvant aller jusqu’à six mois. Cette mesure s’appuie sur un arrêté préfectoral, qui utilise l’article L224-7 du Code de la route. Celui-ci permet déjà au préfet de suspendre un permis pour comportement dangereux, sans attendre une décision législative. Après un mois d’avril consacré à la pédagogie, avec l’envoi de courriers d’avertissement aux contrevenants, la tolérance zéro entre en vigueur aujourd'hui.
En cas de procédure pénale, s’ajoute une « contribution citoyenne » de 200 Euros, reversée à une association d’aide aux victimes. Une somme supérieure à l’amende forfaitaire classique de 135 Euros. La préfecture justifie cette sévérité par un constat alarmant. En 2025, le téléphone a été impliqué dans 15% des accidents mortels du département, soit 7 morts sur 45. L’originalité de la mesure ne réside pas dans sa sévérité, mais dans son application. La Charente-Maritime rejoint ainsi le Lot-et-Garonne, le Pas-de-Calais et les Landes, où la même règle s’applique déjà. Dans ce dernier département, près de 200 permis auraient été suspendus en trois mois pour ce motif.
La différence majeure ? Le périmètre du geste sanctionné. Auparavant, il fallait être pris en flagrant délit de manipulation du téléphone, taper un message ou appeler par exemple. Désormais, le simple fait de tenir l’appareil en main suffit pour être verbalisé. Le préfet dispose ensuite de 72 heures pour décider d’une suspension. La conséquence immédiate est que régler son GPS ou lancer une playlist devra se faire véhicule à l’arrêt complet, ou être confié au passager. Les supports, kits mains libres et systèmes comme CarPlay restent autorisés, préservant la plupart des usages du smartphone en voiture. Cette mesure locale repose sur le pouvoir de police du préfet, et non sur une loi nationale. Résultat, un automobiliste qui consulte un itinéraire à La Rochelle risque son permis, alors que le même geste, 20km plus au nord en Vendée, ne lui vaudra « que » 135 euros d’amende et trois points en moins.
Sur le fond, l’objectif est difficile à contester et semble légitime. Selon la Sécurité routière, répondre à un SMS multiplie par 23 le risque d’accident, et 80% des conducteurs avouent toucher à leur téléphone en conduisant. En revanche, sur la forme, cette expérimentation locale soulève quelques questions. Comme trop souvent, faute de volonté nationale, on confit aux préfets le soin de durcir les règles, chacun dans son coin sans aucune concertation. Efficace, peut-être. Équitable et juste, assurément pas ! |  |
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